Cancer du sein : la prévention peut vraiment faire la différence

Les statistiques parlent d’elles-mêmes : le cancer du sein touche une femme sur huit ; rien qu’en Italie, 48 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Mais ils nous disent aussi que si elle est découverte au stade le plus précoce de sa formation, la probabilité de survie à 5 ans est de 98 %. Ces données sont encourageantes et nous font comprendre qu’un traitement précoce et opportun peut faire une réelle différence.

Comment classer les tumeurs du sein : la stadification

Voici les étapes du cancer du sein :

Stade 0 : Ce stade préliminaire voit la formation de deux types différents de carcinome. Le carcinome lobulaire in situ représente un facteur de risque plutôt qu’une tumeur en soi ; le carcinome canalaire in situ (CCIS) affecte les cellules des canaux, favorisant la formation du cancer. Heureusement, la plupart des cancers ne dépassent pas ce stade, car les carcinomes régressent spontanément grâce à l’action défensive du système immunitaire.

Stade I : le cancer n’atteint pas une taille de 2 cm et ne touche pas les ganglions lymphatiques.

Stade II : le carcinome mesure moins de 2 cm mais a déjà touché les ganglions lymphatiques situés sous l’aisselle, ou mesure plus de 2 cm sans avoir touché les ganglions lymphatiques.

Stade III : le cancer a déjà atteint les ganglions lymphatiques sous l’aisselle ou les tissus proches du sein, comme la peau.

Stade IV : le cancer a déjà formé des métastases, c’est-à-dire qu’il a touché d’autres organes en dehors du sein.

Traitement du cancer du sein par des médicaments de chimiothérapie

La chimiothérapie peut augmenter considérablement les chances de survie ou entraîner un gain en années de survie. Ses effets dépendent du moment où elle est mise en œuvre : plus elle est précoce (dès les stades I et II), plus ses effets sont importants.

Ce traitement n’est prescrit qu’après une évaluation individualisée qui prend en compte le bénéfice potentiel, les effets secondaires possibles et les préférences du patient.

Quand une mastectomie totale est-elle nécessaire ?

La mastectomie totale implique l’ablation de la totalité du sein, des ganglions lymphatiques de l’aisselle et, dans certains cas, de quelques fragments de muscle de la paroi thoracique.

Cette intervention n’est pratiquée qu’en cas de cancer avancé, lorsque la tumeur occupe une grande partie du sein, lorsqu’elle touche plusieurs zones distinctes ou lorsqu’elle est située au centre du sein ou directement derrière le mamelon.

Chimiothérapie : traitements alternatifs

La chimiothérapie n’est pas toujours un traitement nécessaire ; elle est complémentaire de l’ablation chirurgicale, de la radiothérapie ou d’autres thérapies médicamenteuses.

La quadrectomie consiste à enlever le tissu mammaire entourant la tumeur. Si la tumeur implique des ganglions lymphatiques, toute la cavité axillaire est également vidée.

Après cette opération, une radiothérapie est administrée pour protéger la glande mammaire contre le risque de récidive ou l’apparition d’un nouveau néoplasme.

Enfin, l’hormonothérapie est un traitement pharmacologique capable de bloquer l’activité des œstrogènes, hormones impliquées dans la formation et le développement de plus d’un tiers des tumeurs du sein.

Cancer du sein : taux de survie

Dans le cas du cancer du sein, le facteur de survie le plus important est la détection précoce. S’il est identifié au stade 0, la probabilité de survie est de 98%, bien que les rechutes varient entre 9 et 30%. Si les ganglions lymphatiques ont été touchés par la tumeur, la survie à 5 ans est de 75 % ; après une métastase, la survie moyenne des patients traités par chimiothérapie est de deux ans, mais peut aller jusqu’à dix ans.

Les statistiques montrent clairement qu’une détection précoce du cancer peut augmenter considérablement les chances de survie.

Si, chez les femmes plus jeunes, l’autopalpation est suffisante, après 40 ans, un examen annuel des seins est fortement recommandé. Il s’agit d’un examen simple et indolore qui comprend une anamnèse, une observation et une palpation des seins.

En cas de suspicion de cancer, une mammographie bilatérale est nécessaire, qui permet de détecter les cancers du sein et les kystes en administrant une petite quantité de rayons X.

Il a été prouvé que le taux de mortalité des personnes qui se soumettent à cet examen est considérablement réduit. Le dépistage par mammographie doit être effectué tous les deux ans, tandis que les femmes présentant des facteurs de risque (comme un cancer antérieur ou des antécédents familiaux) doivent le faire annuellement.